La lumière bleue : les troubles de la vue, risques engendrés et solutions alternatives

La lumière bleue provenant des écrans est très nocive pour les yeux de enfants, encore vulnérables. Elle a un impact direct sur leur santé et provoque de multiples maux tels que des maux de tête. La lumière bleue est responsable également de la fatigue visuelle et des troubles du sommeil. Elle augmente les risques que l’enfant devienne astigmate, myope ou hypermétrope à l’âge adulte. Les enfants ne portent pas toujours de lunettes de vue, de lunettes solaires ou de lentilles de contact. Selon l’Ordre des Optométristes du Québec, « seulement le tiers des enfants est examiné par un optométriste avant son entrée à l’école » et « 61 % des parents canadiens pensent à tort pouvoir déceler les problèmes visuels de leur enfant ». Leur cristallin filtre difficilement les UV et ne filtre pas la partie bleue du spectre de lumière. Il est donc important de réaliser un examen de la vue au sein d’une lunetterie pour que l’enfant porte une paire de lunettes spécifiquement conçue contre les effets nocifs de la lumière bleue.

Il existe des lunettes anti-lumière bleue pour enfant. Le soir ou lorsque la luminosité est faible, vous pouvez acheter à vos enfants des verres ophtalmiques protecteurs composés d’un revêtement spécial créé pour réfléchir et bloquer la pénétration de la lumière bleue. Grâce à ce revêtement, la partie nocive de la lumière bleue n’atteint pas les yeux de votre enfant. En empêchant son entrée, les contrastes sont améliorés et le scintillement et la fatigue visuelle sont diminués. Pour la journée, à l’extérieur, il existe des lunettes de soleil teintées ou polarisées et spécialement conçues afin d’absorber la lumière bleue. De plus, les verres de transitions représentent une excellente protection contre la lumière bleue. Demandez conseil à votre optométriste, il saura vous indiquer les types de verres protégeant au mieux les yeux de votre enfant, de la lumière des écrans.

Les recommandations des optométristes et des opticiens, en fonction de l’âge de l’enfant

Avant l’âge de 2 ans et de 2 à 3 ans

Selon des études, avant l’âge de 2 ans, les écrans non interactifs tels que la télévision et les DVD ont des effets négatifs seulement. Ils peuvent provoquer des troubles de la vue, une prise de poids, un retard de langage, un déficit de concentration et d’attention…Il faut donc les éviter pour les nourrissons.
Âgés de 2 à 3 ans, il est fortement déconseillé d’exposer ses enfants à la télévision de manière passive et prolongée, sans une présence humaine interactive et éducative. L’idéal serait bien sûr de ne pas du tout les exposer à cet écran car c’est à cet âge-là que l’enfant a besoin de construire ses repères temporels et spatiaux. Et pour cela une bonne vision est plus que nécessaire.
Dès 3 ans, les écrans permettent aux enfants de faire la distinction entre le réel et le virtuel. Ils seront aptes à reproduire et imiter ce qu’ils voient… Cependant, ils ne devraient pas passer plus de 1 heure par jour devant un écran (tous appareils confondus). Les écrans sont donc bien mais à petite dose.

De 4 à 6 ans

C’est à partir de 4 ans que les ordinateurs, les consoles de jeux et surtout le cellulaire (des parents) peuvent devenir un support occasionnel de jeu, pour l’enfant. Il faut cependant faire attention aux horaires de l’utilisation et éviter que l’enfant y joue seul car c’est à cet âge, et ce jusqu’à 6 ans, que l’addiction peut apparaitre. Il faut donc éviter que l’enfant ait sa console personnelle avant cet âge.

D’ailleurs, c’est entre l’âge de 3 ans et 6 ans que l’enfant a besoin de déceler l’ensemble de ses possibilités manuelles et sensorielles. Les optométristes recommandent aux enfants de ne pas dépasser 1 heure d’utilisation par jour. De plus, les professionnels de la santé et de la petite enfance suggèrent que
les émissions et les applications choisies soient de grande qualité. De plus, ils recommandent aux parents d’accompagner leur enfant afin de lui expliquer ce qu’il voit et comment cela s’applique au monde qui l’entoure.

L’épanouissement social de l’enfant est essentiel à établir lorsque l’enfant est âgé entre 6 et 10 ans. C’est-à-dire qu’il est préférable de fixer un certain temps d’exposition aux écrans par jour afin que l’enfant puisse découvrir les jeux sociaux et s’ouvrir à l’autre.

De 9 à 12 ans, les enfants ont besoin d’explorer le monde et sa complexité. Dès 12 ans, il faut surveiller avec attention les éventuels usages des écrans pendant la nuit car ils peuvent être nocifs. Un bon usage des écrans permet à l’adolescent d’améliorer le contrôle de ses émotions et ses pensées, de ses actions et de ses prises de décisions.

Cependant, un usage trop excessif des écrans et notamment d’internet, peut engendrer une pensée « zapping » : pensée trop rapide, superficielle et fluide. Elle appauvrit la mémoire ainsi que les capacités de synthèse personnelle et d’intériorité. Elle provoque, également, de la somnolence, des difficultés de concentration et des problèmes de vue. La vision est à la base de l’apprentissage de l’enfant, cela se répercute sur ses résultats scolaires où l’on peut observer une baisse.

Agir au mieux face à cette dépendance : modifier l’éducation et pratiquer un examen de la vue

Face à cette dépendance et cette sédentarité, il faut modifier l’éducation de ces enfants afin de leur faire adopter de nouveaux comportements et améliorer leur propre développement et celui face à leur environnement social.

De plus, certains signes sont à prendre en considération si votre enfant passe beaucoup de temps sur les écrans. Par exemple, s’il a tendance à cligner trop souvent des yeux, cela peut être lié à une sécheresse que causent la plupart du temps les écrans. Pour surveiller la santé de leurs yeux, il faut consulter un optométriste au sein d’une lunetterie afin de leur pratiquer un examen de la vue et leur faire porter éventuellement des lunettes de vue, des lunettes solaires ou des lentilles de contact.

Il est important de réaliser des dépistages de problèmes visuels chez l’enfant, très tôt. Les optométristes recommandent de faire un test de la vue d’un enfant pour lequel aucun signe de troubles de la vision n’a été observé, durant ces périodes :

  • Vers l’âge de 6 mois
  • Vers l’âge de 3 ans
  • Vers l’âge de 4-5 ans, avant l’entrée à l’école
  • Tous les ans, de 6 à 23 ans. Dès l’âge de 6 ans, cet examen de la vue de l’enfant est très semblable à celui de l’adulte. Lorsqu’un problème de la vue est diagnostiqué, l’opticien le traite par des lunettes de vue, des lunettes de soleil, des lentilles de contact, des exercices visuels et parfois par la prise de médicament ou une intervention chirurgicale.
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